Le monde de l’agroalimentaire – partie 1

Un des challenges rencontré par les fabricants de produits agroalimentaire est la complexité de maintenir des coûts de production faible tout en maintenant la qualité du produit, son attractivité sur le marché et une transparence sur sa fabrication. Je crois que le monde de la consommation a changé quelque peu. Les clients regardent fréquemment les emballages afin d’y déceller la composition du produit et sa provenance. Le Covid a certainement joué un rôle dans cette prise de conscience ou l’a tout du moins accélerée.

Le fabricant se doit de founir des informations compréhensibles sur les emballages….ce n’est pour toujours le cas. Et lorsque le consommateur prend son smartphone et scan le code-barre ou QR code du produit, il doit avoir rempli les informations au travers d’un mécanisme informatique d’échange de données entre le fabricant, le distributeur et le consommateur sur son smartphone. En Suisse, où je me trouve, cela se passe via des portails tels que Xyxle https://www.xyxle.com/fr ou Trustbox https://fr.trustbox.swiss/. Les applications qui sont utilisées pour scanner comme Yuka https://yuka.io/en/ ou encore Foodvisor https://www.foodvisor.io/fr/ récupèrent les données publiées sur les portails par les fabricants. L’accès à l’information est obligatoire et souvent négocié entre le fabricant et le distributeur dès l’introduction d’un nouveau produit dans les étalages.

La saisie et le maintient de toutes ces informations requierent du personnel chez le fabricant. Une erreur de données peut entrainer un problème de fiabilité des informations du produit pour le distributeur ou le choix d’achat d’un autre article par le consommateur.

L’évolution du marché vers une plus grande transparence bouscule ces échanges de données rigides entre les acteurs. Comment garantir que l’information affichée sur l’emballage correspond toujours bien à la recette exacte du produit? Comment tracer le cycle de vie de l’article, de ses composants, des provenances et la façon dont cela a été fabriqué dans le respect des personnes et de la nature?

La technologie vient à la rescousse avec des solutions permettant de fiabiliser les informations: La BlockChain. Par exemple IBM c’est mis dans ce sujet depuis quelques années avec leur plateforme IBM Food Trust https://www.ibm.com/blockchain/solutions/food-trust sous l’impulsion d’un géant de la distribution américain, Walmart https://www.hyperledger.org/learn/publications/walmart-case-study. Il ne s’agit pas d’une blockchain publique classique mais de type Hyperledger.

Qu’est que cela veut dire exactement?

Eh bien, les données stockées dans cette blockchain doivent être fiables et authentifiées. Seuls les entreprises autorisées sont en mesure d’ajouter des informations dans la chaine (https://www.ibm.com/fr-fr/topics/hyperledger).

Avec ce mécanisme il est possible de stocker l’ensemble des étapes de fabrication d’un produit et de ses composants. Chaque information contenue est authentique et ne peut pas être manipulée frauduleusement. Cela permet également d’envisager un contact direct entre le producteur et le consommateur. La société FarmerConnect s’est lancé dans cette approche avec le café et offre la possibilité au consommateur de soutenir l’agriculteur directement sans intermédiaire s’il le souhaite (https://www.farmerconnect.com/).

Je suis persuadé que le monde de la logisitique (ou Supply Chain) est au seuil d’un grand boulversement dans son fonctionnement. Les chaos que nous avons probalement tous vu sur les écrans de télévision avec des bateau remplis de containers bloqués au large des ports et les pénuries d’approvisionnement dans le secteur électronique majoritairement démontrent les limites des flux de données d’aujourd’hui. Le client final a aussi commencé une consommation de produits locaux, proches de ses valeurs avec davantage d’attention sur l’efficacité énergétique du cycle de fabrication et d’acheminement.

Mais ça, j’en parlerai dans un autre article, si cela vous intéresse. A bientôt.

Note : 1 sur 5.

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